mercredi 12 février 2014

JEUDI DERNIER - VEILLEE DE PRIERE


VEILLÉE DE PRIERE AVANT LE VOTE SUR L’EUTHANASIE

Ce jeudi 6 février le Primat de l’Eglise de Belgique a invité les chrétiens à une journée de jeûne et, à une grande veillée de prière à 20h,  afin d’éveiller les consciences à ce sujet extrêmement important et de provoquer un ultime débat public au moment où notre pays risque de se donner une législation étendant la possibilité de l’euthanasie à des personnes mineures. Notre cher Curé a  ouvert les portes de l’Eglise des Minimes pour cette veillée et nous nous y sommes réunis en groupe de fidèles.  En effet qu’y a-t’il de plus minime que le fœtus au sein d’une mère qui le nourrit de sa propre chair.  Ce fut une réunion de prière très douce et paisible. Il y eu une procession où chaqu’un tenait une bougie à la main pour apporter la lumière aux cœurs de ceux qui décident. Les psaumes emplissaient nos âmes de l’amour divin.
Nos anciens chants à la Vierge Marie étaient encore ceux de l’enfance  sans troubles ni doutes… Quelques uns d’entre nous ont poursuivi par la récitation du rosaire dans la petite chapelle de Lorette afin que l’Esprit Saint murmure à l’oreille des consciences.
Conscients que la vie est présente à chaque instant dans notre quotidien, nous sommes rentrés chez nous fortifiés des trois vertus : foi, espérance, et charité.
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            L’euthanasie est définie comme une doctrine selon laquelle il est licite d’ôter la vie à quelqu’un pour abréger une maladie qualifiée d’incurable ou de mettre fin à des souffrances en l’absence de toutes  solutions médicales.  Le mot euthanasie porte en lui-même une contradiction : il vient du grec « eu » (c'est-à-dire « bon ») et « thanatos » (c'est-à-dire « mort »).  La loi votée n’élimine cependant pas toute réflexion (dixit Mgr. Léonard).  Les sénateurs et les députés ne sont en définitive que des hommes et des femmes comme nous, sujettes à des convictions qui évoluent au cours des siècles.  Aujourd’hui il est convenu de penser que l’Eglise est une vieille institution romaine et donc dépassée, en opposition au qualificatif « jeune »et donc juste! La liberté individuelle a ses limites car la logique culturelle et « jeune »est d’être ce que je veux être : ce n’est pas celle de la Bible (Monseigneur Léonard dixit).  Les concepts de la  Bible sont les fondements de l’humanité à tel point que la Charte des Droits de l’Homme s’en inspire profondément! L’élargissement de l’euthanasie aux mineurs touche directement aux enjeux de la vie et de la mort.
C’est la souffrance que l’enfant refuse,  ce qui n’est pas du tout la même chose que désirer la mort dont il ne peut pas encore réellement comprendre ce qu’elle représente.  L’enfant ne peut pas voter, ne peut pas conduire, ne peut pas regarder un film pour moins de 10 ans et il pourrait demander à être euthanasié ?

Les sénateurs et députés votent avec conviction, c'est-à-dire qu’ils croient fermement à des vérités démontrées, avec  preuve, sur certains principes, celui entre-autre que chacun est tout à fait libre de décider de sa vie.  Nous chrétiens et croyants, nous avons la foi qui n’a nul besoin de preuves.  Il n’est pas démontrable que Dieu n’existe pas. L’argument n’est donc pas recevable.  Nous chrétiens, croyons  que les Apôtres ont, le mieux possible,  transcrit les paroles de Jésus :

« TU NE TUERAS POINT» 
C’est sans appel !
Philibert et Marie-Thérèse de Liedekerke
11 février 2014

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