vendredi 27 mars 2015

HEURE D'ETE

ATTENTION CHANGEMENT D'HEURE

Le changement s'opérera de la nuit de samedi à dimanche....
une heure se sommeil en moins

LECTURES DU DIMANCHE à 11 heures 15

DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR

11 heures 45 : BENEDICTION DES RAMEAUX ET PROCESSION

Les rameaux sont distribués à l’entrée de l’église où nous nous rassemblons

Hosanna filio David: benedictus qui venit in nomine Domini. Rex Israël: Hosanna in excelsis
Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. O Roi d’Israël! Hosanna au plus haut des cieux.

Lecture du livre du Prophète Isaïe   Is 50, 4-7
Le Seigneur mon Dieu m'a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d'une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu'en disciple, j'écoute. Le Seigneur mon Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours; c'est pourquoi je ne suis pas atteint pas les outrages, j'ai pourquoi j'ai rendu ma face dure comme pierre: je sais que je ne serai pas confondu.

Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens   Ph 2, 6-11
Le christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retient pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu.
Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes.
Reconnu homme à son aspect, il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
C'est pourquoi Dieu l'a exalté: il l'a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus, tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que tout langue proclame: "Jésus Christ est Seigneur" à la gloire de Dieu le Père.

PASSION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST SELON SAINT MARC

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d’arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient:
            « Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple.»

Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui verse sur la tête. Or quelques-uns s’indignaient:
« A quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent et en faire don aux pauvres.»
Et ils la critiquaient. Mais Jésus leur dit:
« Laissez-la! Pourquoi la tracasser? C’est une action charitable qu’elle a faite envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Elle a fait ce qu’elle pouvait faire. D’avance, elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Vraiment, je vous le dis: partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire.»

Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. A cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête où l’on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui disent:
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque
Il envoie deux disciples:
« Allez à la ville; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire: “le maître te fait dire: Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs.»
Les disciples partirent, allèrent en ville; tout se passa comme Jésus le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils sont à table et mangent, Jésus leur déclare:
« Vraiment, je vous le dis: l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer.»
Ils deviennent tout tristes, et lui demandent l’un après l’autre:
« Serait-ce moi ?»
Il leur répond:
            « C’est l’un des Douze qui se sert au même plat que moi. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais, malheureux, celui qui le livre. Il vaudrait mieux qu’il ne soit pas né.»

Pendant le repas, Jésus prend du pain, prononce la bénédiction, le partage, et le leur donne en disant:
« Prenez, ceci est mon corps.»
Puis, prenant la coupe et rendant grâce, il la leur donne, et tous en boivent. Et il leur dit:
« Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, répandu pour la multitude. Vraiment, je vous le dis: je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le Royaume de Dieu.»

Après le chant d’action de grâce, ils partent pour le mont des Oliviers; Jésus leur dit:
« Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après ma résurrection, je vous précéderai en Galilée.»
Pierre dit alors:
« Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas.»
Jésus lui répond:
« Vraiment, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois.»
Mais lui  reprenait de plus belle:
« Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas.»
Et tous disaient de même.

Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples:
« Restez ici; moi, je vais prier.»
Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit:
« Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez.»
Il s’écarte un peu, tombe à terre et prie pour que, s’il est possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait:
« Abba... Père, tout est possible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !»
Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre:
« Simon, tu dors; tu n’as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l’esprit est ardent, mais la chair est faible.»

De nouveau, il s’éloigne, prie, et répète les mêmes paroles. Quand il revient près des disciples, il les trouve endormis, car leurs yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que dire. Une troisième fois, il revient et leur dit:
« Désormais vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Celui qui me livre est tout proche.»

Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arrive, suivi d’une bande armée d’épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Or, le traître leur avait donné un signe convenu:
« Celui que j’embrasserai, c’est lui; arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde.»
A peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit:
« Rabbi !»
Et il l’embrasse. Les autres lui mettent la main dessus et l’arrêtent. Un de ceux qui étaient là dégaine son épée, frappe le serviteur du grand prêtre et lui tranche l’oreille. Alors Jésus s’adresse à eux:
« Suis-je donc un brigand pour que vous soyez venus m’arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais parmi vous dans le Temple où j’enseignais, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais il faut que les Ecritures s’accomplissent.»
Les disciples l’abandonnent et tous s’enfuient. Or, un jeune homme suivait Jésus; il n’avait pour vêtement qu’un drap. On le saisit. Mais lui, lâchant le drap, se sauve tout nu.

Ils emmènent Jésus chez le grand prêtre, et tous les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent. Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il se chauffait près du feu. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire condamner à mort, et ils n’en trouvaient aucun. De fait, plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient même pas. Quelques-uns se lèvent pour porter ce faux témoignage:
« Nous l’avons entendu dire: ”Je détruirai ce temple fait de main d’homme et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme“.»
Et même sur ce point, ils n’étaient pas d’accord. Alors le grand prêtre se lève devant l’assemblée et interroge Jésus:
« Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi.»
Mais lui garde le silence et ne répond rien. Le grand prêtre l’interroge de nouveau:
« Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ?»
« Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel.»
Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit:
« Qu’avons-nous besoin de témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Quel est votre avis ?»
Tous prononcent qu’il mérite la mort. Quelques-uns se mettent à cracher sur lui, couvrent son visage d’un voile, et le giflent, en disant:
« Fais le prophète
Et les gardes le bourrent de coups.

Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante du grand prêtre. Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et lui dit:
« Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth.»
Pierre le nia.
« Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire.»
Puis il sort dans le vestibule. La servante, l’ayant vu, recommence à dire à ceux qui se trouvaient là:
« En voilà un qui est des leurs !»
De nouveau, Pierre le nia. Un moment après, ceux qui étaient là lui disent:
« Sûrement tu en es ! D’ailleurs, tu es galiléen
Alors il se met à jurer en appelant sur lui la malédiction:
« Je ne connais pas l’homme dont vous parlez.»
Et aussitôt un coq chante pour la seconde fois. Alors  Pierre se souvient de la parole de Jésus : “Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois”. Et il éclate en sanglots.
Dès le matin, les chefs des prêtres convoquent les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînent Jésus et l’emmènent pour le livrer à Pilate. Celui-ci l’interroge:
« Es-tu le roi des Juifs ?»
             « C’est toi qui le dis.»

Les chefs des prêtres multiplient contre lui les accusations. Pilate lui demande à nouveau:
« Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi.»
Mais Jésus ne répond plus rien, si bien que Pilate s’en étonne. A chaque fête de Pâque, il relâchait un prisonnier, celui que la foule demandait. Or il y avait en prison un dénommé Barrabas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre commis lors d’une émeute. La foule monte pour demander à Pilate la grâce qu’il accordait d’habitude. Pilate leur répond:
« Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?»
Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les chefs des prêtres l’avaient livré. Ces derniers excitent la foule à demander la grâce de Barrabas. Et quand Pilate reprend:
« Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ?»
La foule crie:
« Crucifie-le
            « Qu’a-t-il donc fait de mal ?»
Mais ils crient encore plus fort:
            « Crucifie-le
Pilate, voulant contenter la foule, relâche Barrabas. Et après avoir fait flageller Jésus, il le leur livre pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmènent à l’intérieur du Prétoire, c’est-à-dire dans le palais du gouverneur, et ils appellent toute la garde. Ils lui mettent un manteau rouge, lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée, et lui font des révérences:
            « Salut, roi des Juifs
Ils lui frappent la tête avec un roseau, crachent sur lui, et s’agenouillent pour lui rendre hommage. Quand ils se sont bien moqués de lui, ils lui ôtent le manteau rouge, lui remettent ses vêtements et l’emmènent pour le crucifier.

Ils réquisitionnèrent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus à l’endroit appelé Golgotha, c’est-à-dire: lieu du crâne ou Calvaire.

Ils lui donnent du vin aromatisé de myrrhe; mais il n’en prend pas. Ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. Il était neuf heures lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots: « Le roi des Juifs.» Avec lui on crucifie deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.

Les passants l’injuriaient en hochant la tête:
            « Hé ! Toi qui détruis le Temple | et le rebâtis en trois jours, |  sauve-toi toi-même, |  descend de ta croix !»
De leur côté, les chefs des prêtres et les scribes se moquaient:
« Il en a sauvé d’autres, et il ne peut se sauver lui-même ! Que le Messie, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix; alors nous verrons et nous croirons.»
Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva l’heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et, à trois heures, Jésus cria d’une voix forte:
« Eloï, Eloï, lama sabactani ?»
Ce qui veut dire:
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?»
Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l’entendant:
« Voilà qu’il appelle le prophète Elie
L’un d’eux court tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, et la met au bout d’un roseau, pour lui donner à boire, en disant:
« Attendez ! Nous verrons bien si Elie vient le descendre de là !»
Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écrie:
« Vraiment, cet homme était Fils de Dieu !»

Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

Déjà le soir était venu; or, comme c’était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d’Arimathie intervient. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le Royaume de Dieu. Il eut le courage d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate, s’étonnant qu’il soit déjà mort, fait appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le rapport du centurion, il permet à Joseph de prendre le corps. Joseph achète donc un linceul, il descend le corps de Jésus, l’enveloppe dans le linceul et le dépose dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roule une pierre contre l’entrée du tombeau.

Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l’endroit où on l’avait mis.

PROGRAMME DE LA SEMAINE SAINTE 2015

Sancta semana ad minimos MMXV
30 mars au 5 avril 2015

Dimanche des Rameaux
11h15 : Procession des Rameaux
11h30 : récit dialogué et
messe de la Passion

Lundi Saint
18h30 : Méditations musicales
Marie-Claire Beyer récitante et
Raymond Auquier, orgue

Mardi Saint
19h : Messe chrismale
présidée par Monseigneur Léonard
Cathédrale SS Michel et Gudule

Mercredi Saint
18h30 : office grégorien des Ténèbres

Jeudi Saint
18h30 : Messe de la Cène du Seigneur et lavement des pieds
Catherine Lebrun, violoncelle

Vendredi Saint
15h : Chemin de Croix suivi à
18h30 : Office de la Passion
Sophie De Buyst, soprano et Martine Gaspar, mezzo
Extraits du Stabat Mater de Pergolèse

Samedi Saint
20h : Office solennel de la Résurrection
Barbara Delagnes, mezzo et Joris Bosman, ténor
Œuvres de Bach et Vittadini

Dimanche de Pâques
11h30 : messe solennelle de Pâques
Philippe Crespin, baryton-basse et flûte à bec dans des œuvres de Bach, Haendel, Vivaldi et Schubert

Lundi de Pâques
16h : Chorals pour le temps de Pâques de Bach par les organistes du Bachverein de Belgique

Toutes les célébrations sont animées par Marc Lamote, chant et Jean-Pierre Ockerman, orgue et piano


PRIERE A LA SAINTE FAMILLE

Voici la prière composée par François

L U P O U R V O U S

28 mars: Une journée de réconciliation dans 14 églises de Bruxelles; Terre Sainte: bientôt canonisation de deux religieuses palestiniennes;  La solidarité, une valeur clé pour les évêques d'Europe; Le film qui retrace le combat de "l'homme qui répare les femmes"; Attentats anti-chrétiens au Pakistan; Le Pape François potasse son encyclique sur l'écologie humaine; Qui peut sauver les chrétiens d'Orient? Les Évêques belges appellent à prier pour eux;  Agir contre la biodiversité est une sorte de péché; 15% des Belges sous le seuil de pauvreté; 

Extrait de Cathobel et La Vie.fr

vendredi 20 mars 2015

LECTURES DU DIMANCHE à 11 heures 30

5ème DIMANCHE DE CARÊME

Du livre de Jérémie   31, 31-34
Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une Alliance nouvelle. Ce ne sera pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Egypte : mon Alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’avais des droits sur eux. Mais voici quelle sera  l’Alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés, déclare le Seigneur. Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes; je l’inscrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus besoin d’instruire chacun son compagnon ni chacun son frère en disant: “apprends à connaître le Seigneur !” car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands, déclare le Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

De la lettre  aux Hébreux   5, 7-9
Pendant les jours de sa vie mortelle, le Christ a présenté avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé. Bien qu’il soit le Fils, il a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa passion; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN   12, 20-33

Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande: «Nous voudrions voir Jésus.» Philippe va le dire à André; et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare: «L’heure est venue pour le Fils de l’homme d’être glorifié. Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.
Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire? Dirai-je: “Père, délivre-moi de cette heure?” Mais non! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci! Père, glorifie ton nom!» Alors, du ciel vint une voix qui disait: «Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore.»
En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre, d’autres disaient: «C’est un ange qui lui a parlé.» Mais Jésus leur répondit: «Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, c’est pour vous. Voici maintenant que ce monde est jugé; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes.» Il signifiait par-là de quel genre de mort il allait mourir.

Et si on parlait du BONHEUR NATIONAL BRUT (BNB)?

“Le Bhoutan est un laboratoire”
Le Dr Tho Ha Vinh est directeur des programmes au Centre pour le Bonheur national brut à Thimphu. Nous l’avons interrogé sur l’expérience bhoutanaise.
Quelle est la vision bhoutanaise du bonheur?
Le bonheur dont on parle dans le contexte du Bonheur national brut n’est pas le sentiment superficiel passager qui change au cours de la journée à tout moment en fonction de son humeur ou des circonstances extérieures. On parle de quelque chose de beaucoup plus profond, qui a affaire avec une bonne vie, une vie dans laquelle on a le sentiment que ce qu’on fait est porteur de sens et peut contribuer à la société et au monde.
En quoi l’expérience bhoutanaise a-t-elle du sens et comment s’évalue-t-elle?
Derrière la question du Bonheur national brut, il y a une remise en question de la notion de Produit intérieur brut. On oublie souvent de se poser la question: à quoi sert la croissance économique ? Elle est naturellement utile et nécessaire, pour autant qu’elle serve le bien commun. A partir du moment où l’on est d’accord sur le fait que le progrès matériel est un moyen et que l’objectif visé est le bien­être de tous – des humains mais aussi des autres règnes de la nature puisque nous sommes interdépendants –, on doit s’assurer que les décisions politiques prises, les lois passées, les projets mis en œuvre servent bien ce but. D'où l’idée de créer un indice permettant d’aligner les décisions politiques avec les objectifs poursuivis et de mettre en place des outils de contrôle.
Est-ce la responsabilité de l’Etat de rendre les gens heureux?
Non, ce serait même terrible! Le but est de s’assurer que les conditions que l’Etat met en place permettent aux gens de poursuivre leur aspiration au bonheur. L’Etat a la responsabilité sociale de garantir les conditions équitables et bonnes permettant à chacun de voir ses besoins fondamentaux satisfaits, ce qui inclut l’éducation, la santé, le niveau de vie, l’environnement, etc. C’est la dimension bien-être du BNB. Le bonheur en tant que tel dépend, lui, de l’individu, mais on peut agir à travers l’éducation. Il y a des éléments génétiques, mais il y a aussi des éléments de l’ordre de la compétence émotionnelle et sociale. On observe, par exemple, une corrélation entre notre capacité d’empathie et de compassion et notre propre bien ­être. Plus quelqu’un est compassionnel, altruiste, plus il est heureux. Si c’est une compétence, cela peut s’apprendre, cela devient donc une responsabilité pédagogique.
L’expérience bhoutanaise est-elle exportable? Quelles leçons peut-on en tirer?
Je ne dirais pas qu’elle est exportable mais elle constitue une source d’inspiration. Le Bhoutan n’est pas si important que cela, en tant que tel. Ce qui l’est, c’est l’expérience d’un modèle alternatif de développement. Il s’agit en quelque sorte d’un laboratoire où les échecs se révèlent aussi importants que les succès. Pensons aux grands défis de notre temps: le changement climatique et le défi écologique. Le Bhoutan se pose en élève modèle: 72% de son territoire est couvert de forêts, ses émissions de carbone sont négatives et il promet d’être 100% bio d’ici à 2020. Mais cela a, à peu près, zéro impact global. Le Bhoutan, avec ses 600 000 habitants, est coincé entre l’Inde et la Chine qui ont chacune plus d’un milliard d’habitants. La question n’est pas de savoir si le Bonheur national brut va réussir au Bhoutan; s’il s’arrêtait demain, ce serait très dommage pour les Bhoutanais, mais cela ne changerait rien pour le monde. La question est de savoir si ses réflexions autour d’un autre modèle de développement, d’économie, de valeurs permettront à d’autres pays de réfléchir différemment.
Est-ce déjà le cas, selon vous?
Il y a dix ou quinze ans, parler de bonheur à l’Onu ou dans un forum international aurait été considéré comme ridicule. Cela ne l’est plus aujourd’hui. C’est un peu miraculeux qu’un aussi petit pays que le Bhoutan ait un tel impact. Une résolution, “Towards Happiness and Wellbeing”, a été adoptée à l’Onu en 2011 et plusieurs pays réfléchissent à des indicateurs alternatifs, comme la France ou le Royaume-Uni. Cela a initié une réflexion globale, qui dépasse la fracture gauche­droite, et tout l’enjeu est de savoir si elle va avoir un impact suffisant pour nous permettre de changer d’orientation à temps. Il y a urgence.
Entretien Sabine Verhest

© S.A. IPM 20.3.2015, p 27