vendredi 27 février 2015

CHŒUR ET ORCHESTRE DE LA CHAPELLE DES MINIMES

Ce dimanche 1er mars à 10 heures 30, le Chœur et l'Orchestre de la Chapelle des Minimes vous propose les cantates
Herr Jesu Christ , wahr’ Mensch und Gott, BWV 127
et
Es ist nichts Gesundes an meinen Leibe, BWV 25
de Johann Sebastian Bach

Anke Hermann, soprano
Jan Caals, tenore
Shadi Torbey, basso
Frederic Matagne, direction

LECTURES DU DIMANCHE A 11 heures 30

2ème DIMANCHE DE CARÊME


Lecture du livre de la Genèse   Gn 22, 1-2.9-13.15-18
En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit:
« Abraham ! » Celui-ci répondit: « Me voici ! »
Dieu dit: « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit:
« Abraham ! Abraham ! » Il répondit: « Me voici ! »
L’ange lui dit: « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu: tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara:
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur: parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains   Rm 8, 31b-34
Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous: comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste: alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MARC   Mc 9, 2-10


En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus: «Rabbi, il est bon que nous soyons ici! Dressons donc trois tentes: une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.» De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire: «ressusciter d’entre les morts»

ON N'AURAIT JAMAIS OSE IMAGINER......

On n'aurait jamais osé imaginer cela il y a seulement 5 ans....

Le  Pape surprend les ouvriers du Vatican en entrant dans la cantine.
Il a ramassé son plateau et est allé en file d'attente pour la nourriture.
Au grand étonnement de tous, il s'est assis à  une longue table avec un groupe d'ouvriers et a dit les grâces avant de prendre son repas. Ensuite ils ont bavardé de choses et autres  en toute simplicité. Étant arrivé juste après midi, il est resté dans la Salle à  manger du Vatican pour plus d'une heure, il est ensuite allé remercier le cuisinier pour le bon repas,  il a donné sa bénédiction à tout le  monde et il a pris part à une photo de groupe avant de quitter.




Courir solidaire

Entraide et Fraternité recherche des coureurs pour participer aux 20 km de Bruxelles. Un appel à tous ceux et celles qui souhaitent ajouter un défi solidaire à leur défi sportif; 

L U P O U R V O U S

La gestation pour autrui, une atteinte aux valeurs et à la dignité humaine; Le Pape appelle à corriger nos défauts; Conférences à l'UCL: "Paroles de foi et réalités éthiques"; Une icône en hommage au 21 martyrs coptes décapités par l'EI; Un moine arménien bientôt Docteur de l'Eglise; Un premier festival solidaire des sans-papiers; Le chef de l'église gréco-catholique ukrainienne espère un geste du Pape;  La Belgique offre 10 millions d'euros d'aide au Nord et au Sud-Kivu; Clairvaux a 900 ans;  Berlin va bâtir une maison de l'unité pour 2018; Willy est enterré au Vatican; Mieux identifier les esclaves modernes; Quand les musulmans norvégiens protègent la synagogue d'Oslo; Jeûner pour une bonne santé spirituelle.

Extraits de Cathobel et la Vie.fr

vendredi 20 février 2015

LECTURES DU DIMANCHE à 11 heures 30

1er DIMANCHE DE CARÊME

Du Livre de la Genèse   9, 8-15
[Après le déluge,] Dieu dit à Noé et à ses fils: «Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec tous vos descendants et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous: les oiseaux, les animaux domestiques, toutes les bêtes sauvages, tout ce qui est sorti de l’arche pour repeupler la terre. Oui, j’établis mon alliance avec vous: aucun être vivant ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre.»
Dieu dit encore: «Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous, pour toutes les générations à venir: je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc-en-ciel paraîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de mon alliance avec vous et avec tous les êtres vivants, et les eaux ne produiront plus le déluge, qui détruit tout être vivant.»

De la première lettre de Saint Pierre apôtre   3, 18-22
Frères, le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes; lui le juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été mis à mort, dans l’esprit, il a été rendu à la vie. C’est ainsi qu’il est allé proclamer son message à ceux qui étaient prisonniers de la mort. Ceux-ci, jadis, s’étaient révoltés au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, huit en tout, furent sauvées à travers l’eau. C’était une image du baptême qui vous sauve maintenant: être baptisé, ce n’est pas être purifié de souillures extérieures, mais s’engager envers Dieu avec une conscience droite et participer ainsi à la résurrection de Jésus-Christ qui est monté au ciel, au-dessus des anges et de toutes les puissances invisibles, à la droite de Dieu.



ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MARC   Mc 1, 12 - 15

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.»

SANS DOLORISME ET AVEC PUDEUR


Le carême – qui démarre ce mercredi– c’est retrouver le sens de la justice, de la solidarité, de la fraternité, quand tout nous invite à tourner autour de notre nombril.
Face de carême !” C’est ainsi qu’autrefois on appelait, pour s’en moquer, les personnes austères, qui semblaient avoir oublié qu’il est possible de sourire. C’est que le temps du carême n’inspirait pas particulièrement la joie ! Synonyme de jeûne, privation, mortification, il était censé rappeler aux croyants leur nature pécheresse et les inviter à s’en repentir. Et cela, pendant les quarante jours précédant la fête de Pâques – “carême” vient du latin quadragesima, qui signifie quarantième.
Pour donner le ton, le premier jour du carême, l’imposition d’une croix de cendres sur le front rappelait – même aux enfants – la brièveté de la vie et le danger de trop s’y attacher. Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière… C’est toujours une tentation que de liquider, sans autre forme de procès, les aspects du passé (rites, croyances, formules…) qui sont devenus, dans notre culture, comme des objets encombrants, sans utilité ni beauté. Ou, autre tentation, de les maintenir coûte que coûte, comme on garde dans un congélateur des aliments, au prétexte qu’ils étaient délicieux lorsqu’on les y a placés. Dans le premier cas, on risque de jeter le bébé avec l’eau du bain; dans le second, le passé se conserve… mais il est devenu immangeable.
Ces rites et pratiques liés au carême – le jeûne, les cendres, une forme de retrait – ne sont pourtant pas totalement dépourvus de sens. Pour le retrouver, peut-être faut-il descendre très profond, là où se disent les grandes questions, les préoccupations essentielles qui habitent l’être humain. Ainsi, dans un monde de l’efficacité, où l’on tend à faire croire à l’individu qu’il est maître de tout et de lui-même, il n’est pas insensé de se rappeler que l’humain est celui qui vient de l’humus, poussière d’étoiles et cependant tellement fragile. Mortel, oui, même s’il ne veut pas le savoir et que tout est fait pour qu’il n’y pense pas, lui interdisant du même coup d’apprivoiser ce dernier moment de sa vie. Et dans une société de surconsommation éhontée, où l’être humain se réduit trop souvent non pas à ce qu’il est, mais à ce qu’il possède, il n’est pas insensé de prendre distance par rapport à cette véritable compulsion de l’avoir; d’oser vivre le manque (tellement relatif, par rapport aux privations de celles et ceux qui n’ont rien…), d’arrêter de boucher les trous, les béances, les failles. Quand il n’y a plus ni trous, ni béances, ni failles, l’air finit par ne plus passer, plus rien ne peut germer. Et encore ceci : dans une société du droit individuel, où il s’agit toujours d’identifier un coupable, il n’est pas insensé de revisiter ce que signifie le sens de la culpabilité. Rien à voir avec la culpabilisation, ce poison de l’âme, qui enferme, barre l’avenir, engendre la rancœur. Reconnaître que l’on n’est pas parfait, que l’on commet des erreurs et même des actes qui nuisent à autrui, c’est simplement être adulte et croyant ou pas, une conversion du cœur et des actes est souhaitable.
Ah! La conversion… Au sens biblique propre, il s’agit d’un retournement du cœur – et non de l’adhésion à une croyance, quelle qu’elle soit. Il s’agit de changer de chemin, quand celui que l’on suit mène à une impasse; de retrouver sa belle liberté qu’on l’aliène à des idoles (pouvoir, argent, addictions, image de soi…); de retrouver le sens de la justice, de la solidarité, de la fraternité, quand tout nous invite à tourner autour de notre nombril; de nous réinsérer dans une histoire, alors que nous vivons dans un l’éternité d’un présent artificiel. De croire, enfin – formidable pari d’espérance – que la mort, aucune mort sous quelque forme que ce soit, n’a jamais le dernier mot. Faut-il être chrétien pour consoner à ce sens porté par le carême ? Sans doute pas. Les croyantes et les croyants l’accueillent intensément, pendant ces quarante jours, sans dolorisme, avec pudeur, comme l’on se décrasse après l’hiver. Pas question qu’ils deviennent des faces de carême !
MYRIAM TONUS, Chroniqueuse.


La Libre 18 février 2015